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 Contexte : Mirror's Edge

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✽ MESSAGES : 86
❈ ARRIVÉE : 22/01/2011

❈ LOCALISATION : Les toits, comme toujours.



MessageSujet: Contexte : Mirror's Edge   Lun 24 Jan 2011 - 21:03



Mirror’s Edge


« Le cœur de cette ville battait autrefois. C’était dangereux, mais on s’y sentait vivant.
Et puis tout a changé. Au début, c’était imperceptible. Les gens acceptaient ce changement sans même le réaliser. Ils ont choisi une vie tranquille. D’autres l’ont refusée… »


2020. Cela fait maintenant vingt ans. Vingt ans que les Etats-Unis sont devenus la « République Démocratique Populaire des USA ». Une belle blague. Tout est venu en douceur. Personne n’a vraiment réalisé. Et quand nous l’avons fait, c’était déjà trop tard : nous étions en plein dedans. D’abord, nous avons accepté les caméras installées un peu partout, parce que certaines études prouvaient que « plus il y avait de caméras, plus l’insécurité dans nos rues reculerait ». Ca nous facilitait la vie, on n’avait plus peur de se balader dans les quartiers réputés autrefois pour être dangereux. Oh oui, comme c’était agréable, comme c’était arrangeant ! Nous avons vite fini par nous habituer à cette caméra toujours en train de nous filmer, de nous regarder, d’enregistrer nos moindres faits et gestes. Puis peu à peu, ça a dégénéré. Ca a dégénéré et nous n’avons rien vu venir, contrairement à eux, qui voyaient tout. Peu à peu, nous nous sommes tous conformés à ce qu’ils attendaient. A l’école, l’histoire devint un enseignement facultatif, la philosophie fut éradiquée : pas besoin de savoir ce qui s’était déroulé dans le passé ainsi que les différents grands mouvements de pensée, les grandes lignes suffisaient largement. Puis les programmes de l’éducation nationale changèrent du tout au tout. « Pour offrir une formation plus précise afin que les jeunes puissent se trouver plus facilement un emploi dans des domaines où ils auront été réellement formés ». En réalité, ils nous ont lobotomisés le cerveau, et nous nous sommes laissés faire. Observés de tous les côtés, peu à peu, tout ceci devint plus grand, plus grave. Les médias furent contrôlés, contribuant à l’abrutissement des populations avec des pubs en veux-tu en voilà et des émissions de variétés toutes plus stupides les unes que les autres. Des listes furent créées pour classer chacun d’entre nous par catégorie selon les sites où nous allions, les choix que nous faisions, notre attitude dans la rue, nos conversations téléphoniques… Et si jamais notre nom avait le malheur d’apparaître sur la mauvaise, nous étions convoqués pour participer à un stage de « normalisation ». Si nous ne coopérions pas ? Alors notre nom figurait parmi ceux des « Ennemis de la République Démocratique Populaire des USA ». Personne n’a jamais su où finissaient ces personnes-là. Mais puisqu’elles étaient contre le régime, puisqu’elles allaient à l’encontre de la normalité, il s’agissait bien de criminels. Alors personne n’éleva la voix.

Oui, cela fait vingt ans que les choses fonctionnent ainsi. New York est le berceau de cette nouvelle société où nous sommes tous formatés, où nous n’avons même plus la liberté de penser. Elle n’a plus d’âme, elle n’a plus la force et la beauté qu’elle avait autrefois. Libre. Tout le monde a oublié ce que ce mot pouvait bien vouloir dire. Nous sommes tous savamment observés par les yeux de ces caméras, nous faisons tous partis de listes, nous ne nous doutons d’absolument rien… Nous nous laissons abrutir, nous leur donnons ces droits qui nous appartiennent pourtant, nous leur offrons notre liberté sans même savoir ce que cela peut bien vouloir dire. Enfin quand je dis « nous », je parle de 90% de la population.

Parce que les 10% restants ne sont pas comme ça. Ils étaient plus nombreux avant. Les grandes manifestations du début du XXIème siècle les rassemblaient tous, mais une grande partie d’entre eux furent massacrés. Le nouveau régime n’acceptait pas d’opposition, toutes les forces de l’ordre furent réquisitionnées pour calmer ce mouvement « fomenté par des ennemis de la Nation, des égoïstes désireux de pouvoir, des criminels qu’on a empêché d’agir ». Rien de tout ça. Ils étaient animés, eux. Ils étaient les Révolutionnaires, et ils existent toujours aujourd’hui. Plus discrets, se mêlant dans la masse, ils sont généralement des personnes qui ont une certaine influence. Parce qu’ils n’ont pas le choix : ceux qui ne le sont pas sont sur les listes et ne mettent pas longtemps avant de disparaître. Ils sont trop visibles. Pour ceux qui restent, ceux qui sont riches, qui ont une certaine forme de pouvoir, on ne peut même pas deviner s’ils en sont ou pas. C’est une guerre de l’ombre dans une ville où tous les immeubles sont d’un blanc immaculé pour rappeler la pureté du régime, pour donner cette impression de rêve alors que nous serions plutôt dans un cauchemar. Alors ces Révolutionnaires communiquent-ils ? Se rassemblent-ils souvent ? Ont-ils des plans ? Oui. Et ils comptent sur un groupe qu’ils ont créé depuis près de quinze ans : les Messagers.



Chapitre 1 :


« Un espoir mort. »


La nouvelle est tombée : Julian Donovan est mort. Le candidat à l’élection municipale de New York a été retrouvé dans son bureau ce matin, aux alentours de 11h. Une balle dans la tête. C’est une perte bien funeste pour les Révolutionnaires : cet homme était le seul et unique à pouvoir, parmi eux, accéder à cette place. Les choses auraient pu changer. Pire encore : on a retrouvé sur les lieux du crime un Messager qui a été bien obligé de prendre la fuite face à la police. Une trahison ? C’est ce qu’on veut sûrement faire croire. Mais en réalité, le Messager présent sur les lieux était bien chargé d’une mission qu’on lui avait confiée. Il était donc là au mauvais endroit et au mauvais moment. Les résultats sont catastrophiques : si autrefois, la police laissait plus ou moins tranquille ce groupe, aujourd’hui ils n’hésitent plus à tirer pour les stopper. Pire encore : la politique menée aujourd’hui est d’éradiquer ces derniers qu’on pouvait considérer comme étant « tolérés » avant.

Et inutile de compter sur les caméras pour innocenter qui que ce soit quant à cette affaire : les hommes de ce rang-là y échappaient. Pas de vidéo surveillance donc pour trouver le coupable. A New York, la population est déçue, choquée. Si Donovan n’était pas favorisé par les sondages au profit du maire actuel Samuel Anderson, sondages truqués évidemment, le personnage restait une figure emblématique.

Tout est possible. Après tout, on sait que les Révolutionnaires comptent parmi leurs rangs certains extrémistes qui auraient pu être la cause de ce meurtre pour provoquer un soulèvement de la population. Mais l’hypothèse que ce soit le régime qui se soit débarrassé de lui pour conserver le pouvoir et le contrôle sur les esprits est aussi plus qu’envisageable.
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