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 Nolan Anderson

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AuteurMessage



✽ MESSAGES : 16
❈ ARRIVÉE : 14/02/2011

❈ LOCALISATION : In the past



MessageSujet: Nolan Anderson   Sam 19 Fév 2011 - 22:55




Nolan S. Anderson


« Américain Nightmare. »

nom : Anderson
prénom(s) : Nolan
pseudo : Socrates
âge : 37 ans
lieu de naissance : Boston, dans le quartier d’Allston plus précisément. Une maison de brique rouge, un chien, une sœur et un quartier étudiant plein de vie. Tout pour bien commencer dans la vie.
métier : Médecin psychiatre
groupe : Révolutionnaire
situation amoureuse : Veuf et toujours en deuil de ma femme, Hannah
avatar : Gerard Butler
crédit : IndianaRed






A propos


« I have a dream…it involves waking up.»


«La liberté, c'est la liberté de dire

que deux et deux font quatre.

Lorsque cela est accordé,

le reste suit. »

G. Orwell 1984



Tout est là, sauf le novlangue. Mais il arrivera lui aussi. Tout est là, écrit noir sur blanc depuis plus d’une génération. Lire est le premier acte de révolte, l’un des plus dangereux aussi. Il permet de sortir des chemins de pensé. Mais malgré ma prudence, j’ai toujours gardé cet ouvrage. C’était l’histoire préférée d’Hannah et c’est ce qu’ils lui ont fait. Le lavage de cerveau, la personnalité qui essaie tant bien que mal de prendre le dessus comme une conscience bâillonnée mais qui hurlerait toujours. Et la mort, presqu’attendue. Parce qu’on ne ressort jamais vraiment vivant d’un centre de rééducation. Tôt ou tard, ils trouvent une faille dans leur système et ils vous suppriment. Je le savais même si je refusais d’y croire mais cela ne rend pas les choses plus faciles au contraire. La culpabilité ne fait jamais que renforcer la peine.



Ce livre, je ne le lis plus. Je ne le vois plus. Il est caché sous une autre couverture, relié de mensonge mais chaque page est imprimée dans mon cœur, près d’elle. Un souvenir que je chéris comme on aime ce qui vous détruit. Dans mon jargon ce serait une pensée auto-destructrice, l’utilisation de la culpabilité comme levier masochiste mais les choses ne sont heureusement jamais aussi simples dans mon métier. Et quand bien même, cela m’est égal. Le blanc doit être salit et que la peinture vienne de moi ou d’un autre cela ne change rien au résultat. C’est toute la différence entre les héros de 1984 et moi. Eux ont mit des limites, ils ont gardé leur conscience, ils se raccrochaient à leur fierté, ils avaient encore des choses à perdre. Et ils ont perdu. Moi si je perds, je veux avoir changé quelque chose. Je veux imposer au monde ce rêve que l’on avait Hannah et moi. Même s’ils sont trop aveugles pour en vouloir. Et même si je dois pour cela devenir ceux que je hais, même si je dois survivre, je ne reculerais pas.



Mais n’ayez crainte, la boite de pandore est ouverte mais bien gardée. Orwell reste caché aux yeux du monde. Et en surface, je suis parfait. Bien obligé, puisque marié à une activiste et donc plus suspect qu’un autre. Chez moi, la télé est toujours allumée. Elle est neuve, plate, immense. Je l’ai achetée il n’y a pas quinze jours lorsque j’ai refait la décoration de mon appart. Clair mais pas blanc. Des mélanges de crème et de cuir brun en majorité avec quelques touches de rouge ici et là. Seuls la radio et le téléviseur sont blancs. En hommage à nos protecteurs bien entendu. Et ils tournent. Que les lieux soient vides ou non, ils tournent, déversant leurs vérités sur les murs qui m’abritent. Depuis le temps, je ne les entends plus. Ils ne sont qu’un écho de ma haine et leurs mots n’ont pas d’emprise sur moi. Mais ils restent pratiques pour jauger l’ennemi et surtout pour le tromper. Alors je fais bien attention de ne rien dire qui n’ait été validé par la boite à blabla suprême, je recase des slogans publicitaires à l’occasion, je hoche la tête en bovidé satisfait, je serre les poings. Chaque jour, j’attends l’annonce de la Minute de la Haine. Mais dans cette réalité, même ce petit exutoire est interdit. Et derrière le verre de ma tour d’ivoire, je m’évade.



« Je rêve, je rêve,

je lave beaucoup moins que je rêve.

Je suis un raton laveur un peu,

mais rêveur beaucoup »

Emilie Jolie La chanson du raton-laveur



Je revois mon enfance à Boston. Les maisonnettes de brique rouge, mon labrador noir, fidèle complice de mes bêtises infantiles. Je revois ma sœur, mes parents, le mélange de résignation et d’amour qui nous habitait. Je revois également la télé d’alors. Allumée que le soir après les devoirs pour les informations puis l’émission d’avant l’histoire. Elles étaient alors aussi manipulées qu’aujourd’hui mais beaucoup plus inquiétante. On nous parlait de l’épuisement des ressources, de terrorisme religieux, de surpopulation, de SIDA, d’épidémies et autres catastrophes naturelles. Même le réchauffement de la planète semblait une sinécure face au pouvoir destructeur de l’humanité. L’insécurité était ce qu’il y avait de pire. Et ce n’était pas faux. Malgré le côté gauchement populaire de mon quartier, le couvre feu existait déjà. Les murs ne restaient jamais nus une nuit sans recevoir leur lot de tags, des gens pissaient dans les coins sombres, d’autre vivaient sous nos proches, à la fois répugnant et pitoyables. Alors, ils proposèrent de surveiller les rues. On le faisait bien dans et devant les boutiques, dans le métro alors bon, pourquoi pas. Et puis, ils réformèrent les programmes. Trop de sexe et de violence pour les jeunes enfants. La encore, ce n’était pas un mal. Même adolescent je pouvais comprendre le bien fondé de ces mesures. Il y eut un pas, puis un autre, puis un autre, jusqu'à ce que l’on se retourne, étonné, à l’aube de sa vie d’adulte et que l’on se rende compte soudainement qu’on a profité de votre adolescence pour changer le monde autour de vous.



Les sentiments qui reviennent alors sont très différents de ceux que j’éprouve aujourd’hui. C’était l’exaltation, la foi, la joie d’être né dans un moment aussi important. L’impression que je pourrais remodeler la société en fonction de nos idéaux à nous. Naïf, je croyais encore au pouvoir du peuple, à sa voix fracassante capable de retourner un peuple contre son roi. Je me prenais pour Robespierre, Danton, Mirabeau, Cromwell. Je me croyais fort. Je me croyais grand. J’étais idiot comme tous les adolescents.



Hannah m’a montré mes erreurs. C’est elle qui a fait de moi un homme dans tous les sens du terme. A ses côtés, j’ai oublié les grands orateurs et choisi la voie de l’ombre. Celle du Père Joseph et des Jésuites. Elle m’a fait comprendre que ceux que l’on oubliait étaient souvent les vrais acteurs des révolutions. L’ambiance de ma vie avait encore changé mais moins qu’on aurait pu le croire. Les cris ont laissé place aux pas légers des messagers. Mes motivations étaient les même, guérir le monde comme je voulais guérir les gens, trouver le chemin de l’esprit collectif comme celui de mes patients. J’étais silencieux à présent mais plein de bonne volonté. Comme on se tait dans une bibliothèque pour abattre le maximum de travail possible. Abattre est le mot d’ailleurs.



Et puis, l’absence. Je reviens dans mon appartement de marbre et de verre comme projeté par la foudre. Chaque matin en me levant, chaque soir en me couchant, chaque fois que j’inspire, que j’expire, que mon cœur bat l’aller et le retour, et chaque fois que je m’évade évidement. Mais comme toujours, mon visage ne révèle rien. Seule une bouffée un peu plus grande de nicotine. Hannah ne voulait pas que je me drogue. C’est donc la première chose que j’ai fait après sa mort. Vous parlez d’une libération. Mais j’en ai besoin. Sans ma dose de nicotine, je me sens trop seul. Et puis soyons lucide. Je n’aurais probablement pas le temps de mourir d’un cancer du poumon.



«Ce qui effraie le plus dans les partis,

ce n'est pas ce qu'ils disent,

c'est ce qu'ils négligent ou

refusent de dire.»

Louis Blanc De l’organisation du travail



Chaque jour ressemble à un autre et dire que je vis un enfer serait très exagéré. Ma position de citoyen modèle me donne le droit à une bonne clinique où j’exerce un métier qui me plait. J’ai plus d’argent qu’il n’en faut à ma vie de célibataire et cette richesse couplée a une bonne santé et un air de chien battu font de moi la proie de beaucoup de jeunes femmes. Et même si Hannah hante encore trop mes rêves pour que je me laisse aller, c’est toujours agréable pour l’ego. Ma seconde peau est devenue une habitude. Je n’ai aucun problème à recracher ce que je dois avaler. Je rumine en silence, je prépare mes coups en douce mais de l’extérieur, personne ne pourrait croire que la trahison de mon épouse m’a affecté plus que de raison. Je fais même attention à ne pas lui offrir trop de fleurs. Au cas où l’on pourrait croire que je chéris trop sa mémoire. Mais j’en mets parfois. Parce que ce serait anti-citoyen que de ne pas fleurir les cimetières. Je suis un mensonge, le tube de papier blanc et jaune entourant le tabac brun. Allumez-moi et vous me verrez vraiment. Impalpable, insaisissable, empoisonné.



Je suis amoureux d’une cigarette

Jacques Higelin





C'est à vous !


« MA présentation »


pseudo : Cadfael/Faolan/IndianaRed
prénom(s) : Faolan est bien, ou Deryn
âge : 27 ans
comment nous as-tu découvert ? Par Esther
présence sur le forum : Ca dépendra mais constante
Un mot pour finir ? Te moque pas de mes codes, namého ! Que si !



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MessageSujet: Re: Nolan Anderson   Sam 19 Fév 2011 - 23:18

Bon, Mads adhère, et quand Crow sera là, ça sera pareil, et j'veux lire ton post. Donc c'est bon pour nous (ça t'étonne, hein ?)

ça va être cooool ! hug

Hésite pas à créer tous les à-côtés, genre la fiche de liens, le suivi des rp, de référencer tes adresses mail et ton ou tes numéros de téléphone.

Voilà j'ai fait mon speech, maintenant va finir ton post ^D^
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MessageSujet: Re: Nolan Anderson   Sam 19 Fév 2011 - 23:22

J'peux pas ne pas venir te souhaiter la bienvenue.
Alors... Bienvenue ? J'ai beaucoup aimé la lecture de ta fiche. Ton style est vraiment agréable. T'as un truc qui fait qu'on n'arrive pas à décrocher une fois qu'on a commencé. Alors j'espère te croiser dans la partie RP Wink
Bon jeu parmi nous !

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MessageSujet: Re: Nolan Anderson   Dim 20 Fév 2011 - 13:27

.... Quelqu'un qui cite 1984 de George Orwell et la novlangue....
Je ne peux qu'adhérer *w* !!!!

Bienvenue parmi nous, ta fiche est effectivement très agréable à lire !
J'ai hâte de te voir jouer en RP,

En tout cas... Bienvenue sur MiRROR'S EDGE ! ^D^

_________________

    I can feel my chest crushing inwards ; Sucking through my skin into my brain ; Oxygen pushing on the window ; cracks in the glass let It slip away ; I start to cry and I keep on laughing : I close my eyes at what's left inside : And then I'll ran away, ran away, ran away ...
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