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 one upon a time ;; NOLAN

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✽ MESSAGES : 14
❈ ARRIVÉE : 20/02/2011

❈ LOCALISATION : Quelque part sur un toit.



MessageSujet: one upon a time ;; NOLAN   Jeu 24 Fév 2011 - 18:17

« Livraison. Nolan Anderson, Manhattan, au croisement de la Troisième Avenue et de la 86ème Est. »

On m'avait fourré le sac dans les mains sans plus de cérémonie. Étant la seule Messagère présente au QG à ce moment-là, c'était sur moi que c'était tombé. Évidemment. Alors que je ne voulais qu'une seule chose, pouvoir pioncer sans être réveillée jusqu'au lendemain matin, comme le prouvaient les cernes qui marbraient gentiment mes paupières. Je devais avoir une tête de zombie. Avec un soupir, j'enfilai mes chaussures, rajustai mes mitaines en cuir blanc et balançai le sac en travers de mon dos, la lanière bien serrée contre mon buste. J'attrapai ensuite mon oreillette et l'accrochai à sa place tout en sortant de notre QG. Ca faisait maintenant quelques jours que je suivais les directives de Crow et je devais avouer qu'il était une pointure dans son domaine. Je ne l'aurais jamais cru, de la part de quelqu'un d'aussi jeune que lui. D'accord, il devait avoir mon âge, mais tout de même... Je me secouai.

En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, j'avais déjà traversé deux toits et m'apprêtais à prendre le troisième d'assaut. J'avais pris une dose d'accélérateur deux heures auparavant et tout me semblait étrangement lent. Je savais que c'était une impression due à cette substance qui me paraissait mystérieuse et terriblement efficace en même temps. Je savais que certains Soigneurs pouvaient en fabriquer, mais que l'accélérateur qu'ils produisaient était bien moins efficace que celui qui nous était fourni par les Révolutionnaires. Je soupirai, crochetai une poutre, me hissai dessus à la force des bras pour traverser le vide en équilibre, les deux bras tendus en balancier. Ce fut à ce moment que le nom de mon destinataire me revint en tête. Nolan Anderson... Il me paraissait bizarrement familier. Je l'avais déjà entendu. Mais où ? Le souvenir se profila à la lisière de ma mémoire mais quand je voulus m'en saisir, il se désagrégea comme de la brume. Je ne cherchai pas à le retrouver. Il reviendrait bien tout seul, de toute façon. A la place, je me figeai un moment pour observer le monde qui s'offrait à mes yeux.

« Atlantide ? Tu bouges ? »
« Ouais... J'y vais, c'est bon. »

Je sautai de ma poutre au toit qui se présentait à ma gauche, suivant les instruction de Crow, sans broncher. Nolan... Nolan Anderson... Je n'arrivais pas à me souvenir. Je secouai la tête, me laissai tomber d'une corniche. En quelques gestes fluides, je descendis sur le toit d'un immeuble plus bas que celui sur lequel j'étais, me réceptionnai en roulant et époussetai un instant mon pantalon. J'étais, à priori, devant la tour où habitait mon client. Les mains sur les hanches, j'examinai un moment l'édifice, tout de blanc vêtu, qui agressait atrocement mes pauvres yeux. Tout ce blanc... Je n'aimais pas vraiment ça. Trop de blanc tue le blanc, comme on dit. Mais avant tout, il fallait que je me rende sur son toit pour y entrer. Je n'aimais pas vraiment ça, mais descendre par les balcons aurait été trop risqué.

Un bon quart d'heure plus tard, je m'engageais dans la cage d'escaliers, le plus silencieusement du monde. J'avais la sensation d'être une ombre parmi les ombres, indécelable, un simple courant d'air qui agitait les cheveux des garçons et les jupes des filles. « Numéro 29, hm ? J'espère que t'as bloqué la caméra, 'spèce de geek. » Mais je savais parfaitement que Crow avait parfaitement fait son travail. Je me glissai jusqu'à la porte qui arborait le numéro 29, sonnai, et brandis notre « carte de visite » devant le judas. Un bout de papier cartonné blanc, tamponné de notre symbole, en rouge. Le symbole que tous les Messagers connaissaient. « Livraison. »
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✽ MESSAGES : 16
❈ ARRIVÉE : 14/02/2011

❈ LOCALISATION : In the past



MessageSujet: Re: one upon a time ;; NOLAN   Sam 5 Mar 2011 - 18:33

Un feu dans la cheminée, un verre de bon whisky, un peu de Jazz et un livre. Voila ce à quoi j'aspirais quand la vie me laissait un peu de temps pour rêver à un futur parfait. Des couleurs, de la fumée et de la poussière. Et une immense bibliothèque de bois chaud contenant des milliers d'ouvrages à dévorer. Tous interdits par la Nation. Une utopie agréable pour oublier un moment le blabla continuel de la télévision. Ces livres n'existaient plus. Brûlés par le régime avec les derniers vestiges de la libre pensée.

Comme pour m'empêcher de rêver, le son de la boite qui parle se fit soudain plus dramatique, attirant mon attention. Cela parlait d'un accident dans un café. Un homme ivre qui avait tenu des propos "offensants et impudiques" aka contraires à l'éthique de la nation. Un pauvre homme qui sous l'emprise de l'alcool s'était laissé allé à une pseudo rébellion. L'image montrait un homme d'âge assez mur, en costume, et avec une barbe de quelques jours. L'histoire était assez facile à reconstruire. Le pauvre homme passait probablement par un divorce, une restructuration ou s'était simplement rendu compte que sa femme avait un amant. Il avait voulu noyer sa peine dans l'alcool et son inconscient avait fait le reste. Suicide par la police. Tellement courant.

La voix de la commentatrice couvrait les propos de l'inconnu. Qui s'intéresserait aux propos choquant d'un fou à lier ? Et puis, sous la douce musique essayant de nous convaincre que tout allait bien, la descente de la police, immaculée dans son uniforme blanc, "maîtrisant avec brio le coupable". Quatre hommes armés contre un ivrogne. Elle était belle la nation. Et la voix toujours aussi hypnotique de la jeune femme expliquant que chaque citoyen présent dans le café aurait le droit à un entretien gratuit avec un professionnel pour surmonter le traumatisme causé par la conduite de l'homme. Cela voulait dire des heures supplémentaires à l'hôpital à réparer les dégâts causés par l'intervention dans l'esprit des gens. Avec un soupir, le médecin décrocha le téléphone.


"Ici le Dr Anderson…oui…oui je sais je viens de voir les nouvelles. Trois heures ? Jusqu'à ? D'accord c'est noté. Oui évidemment. Attendez, on sonne, je reviens."

Posant le combiné sur la table du salon, je me dirigeais vers la porte et appliquait un œil sur le judas. Le symbole des messagers s'imposa devant mon champ de vision. Je soupirais. Pourquoi se croyaient-ils tous obligés de plaquer la carte devant l'œil-de-bœuf ? On pouvait voir d'un peu plus loin et sans être agressé comme ça. De quoi avaient-ils peur ? Que je vois leurs visages ? Mais en même temps je leur ouvrais la porte, forcément j'allais les voir. C'était ce genre de petit détail qui rendaient une maison suspecte.

"Une seconde !"

Je notais à part moi de dire à Crow de ne plus m'envoyer de suspects potentiels à mon domicile et reprit le combiné pour terminer la conversation. J'entendis presque le sourire de mon interlocuteur au bout du fil. A cette heure, dans cet esprit, cela ne pouvait être qu'un rendez-vous galant. Comme si j'avais la tête à ça. Mais me trouver des aventures était devenu un sport à l'Hôpital et je ne pouvais les en blâmer. Agacé, je raccrochais et ouvrait la porte sur une jeune fille que je ne connaissais pas. Nouveau soupir.

A quoi pensait Crow ? Il essayait de me caser lui aussi ? Avant Mads et là une autre demoiselle ? Flash ne pouvait pas mettre le bout d'une roulette ici mais quand même; n'avaient-ils pas des messagers masculins et non compromettants ? Enfin, ce n'était probablement pas de sa faute. Je me forçais à sourire.


"Entrez, je vous en prie, je vais vous chercher un pourboire"

Discuter sur le pas de la porte n'étant pas du tout ma tasse de thé, je m'effaçais pour la laisser entrer et attrapait quelques billets dans le vide-poche trônant à côté de la porte.

"Vous voulez un verre d'eau ?"

Cette fille avait comme une impression de déjà vu mais très lointaine ? Une ancienne amie d'Hannah ? Non, elle n'avait pas 20 ans, elle devait juste ressembler à quelqu'un qu'il avait connu à l'université. Les jeunes filles se ressemblaient toutes de nos jours. Une autre conséquence de la merveilleuse uniformité nationale.
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